L'interprofession française des huiles d'olive et olives au service des acteurs de la filière oléicole.

Les besoins en eau de l'olivier

Quels sont ses besoins ? 

Les besoins en eau des oliviers sont évalués à partir de la différence entre la consommation en eau de l’olivier et les disponibilités en eau sur une période établie (méthode du bilan hydrique)

Besoins en eau = consommation en eau – disponibilités en eau

La consommation en eau de l’olivier correspond globalement à son évapotranspiration. Celle-ci est directement liée aux conditions climatiques : rayonnement solaire, température, humidité de l’air, vent…

L’évaportanspiration réelle (ETR) de l’olivier est estimée grâce au calcul suivant: ETR = ETP x Kc

ETP: l’évapotranspiration potentielle est une donnée de référence mesurée en stations météorologiques. Elle correspond à la consommation en eau d’un gazon. Elle est exprimée en millimètre d’eau.

Divers organismes sont susceptibles de fournir les moyennes d’évapotranspiration potentielle : le Centre d’Information Régional Agrométéorologique (CIRAME), l’Association Climatique de l’Hérault, les Chambres d’Agriculture et Météo France.

Kc : un coefficient cultural est appliquée à l’ETP afin de déterminer l’évapotranspiration réelle de l’olivier. Ce coefficient cultural est spécifique à l’olivier et dépend de son stade de développement. Le tableau suivant présente les coefficients culturaux spécifiques à l’olivier dans le cadre de l’irrigation par micro-aspersion :

Voici la liste des coefficients culturaux (Kc) de l'olivier :

Période Kc
Janvier – fin février 0,10
1er mars – 31 mars 0,15
1er avril – 15 mai 0,20
15 mai – 31 juillet 0,25
1er août – 15 septembre 0,30
15 septembre – 30 septembre 0,25
1er octobre – 30 octobre 0,20
1er novembre – 15 novembre 0,15
15 novembre – fin décembre 0,10

Le Kc culmine à 0,30 en août–mi-septembre, correspondant à la période de grossissement du fruit avant véraison.

En cas de sol enherbé, la consommation du couvert végétal est prise en compte en ajoutant 0,05 aux coefficients culturaux de mai à septembre.

L’appréciation des coefficients culturaux reste toutefois assez délicate pour la culture de l’olivier :

  • si on compare les apports d’eau en verger irrigué par goutte-à-goutte à ceux d’un verger irrigué par micro-aspersion, on constate une consommation 1,5 fois plus élevées en micro-aspersion lorsque les réserves en eau du sol sont épuisées. Les coefficients culturaux ci-dessus s’appliquent donc difficilement pour le goutte-à-goutte en période de sécheresse. Cette moindre consommation en eau s’explique à priori par la capacité limitée des racines à absorber l’eau: du fait de la subérisation des racines en sol sec, les racines capables d’absorber l’eau se cantonnent autour des bulbes humides sous les goutteurs (voir l’article sur l’olivier et l’eau).
  • les mesures réalisées en vergers d’oliviers ont mis en évidence des coefficients culturaux bien plus faibles que ceux relevés dans la bilbliographie (mesures en lysimètre) :

Image 1: Graph_Kc_olivier

Les deux graphiques ci-dessous représentent l’évolution de l’évapotranspiration réelle en vergers d’oliviers adultes irrigués par mico-aspersion puis par goutte-à-goutte. Ces données ont été obtenues à partir des moyennes des ETP relevées sur la station météorologique des Baux de Provence (Bouches-du-Rhône). Les valeurs indiquées correspondent aux besoins en eau maximaux par quinzaine de jours en l’absence de pluies :

Image 2: 800px-Graph_ETR_olivier_en_micro-aspersion

Ces estimations d’évapotranspiration réelle sont applicables à des arbres dont la surface de frondaison couvre plus de 50 % de la surface de la parcelle. Dans le cas contraire, on applique un coefficient de réduction qui est fonction du diamètre de frondaison des oliviers.

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