Cochenille pauliste
Qu'est-ce que la cochenille pauliste ?
Originaire d'Amérique du Sud, Acutaspis paulista (la cochenille pauliste) est une cochenille diaspine (à bouclier) récemment détectée en France et en Europe (Espagne) principalement sur olivier mais aussi sur d’autres plantes hôtes (fusain, troène, lierre commun...) car c’est une espèce polyphage.
Le corps des femelles est protégé par une carapace rigide légèrement bombée, en forme d’écaille, que l’on nomme « bouclier » : c’est une caractéristique de la famille des Diaspididae. Cette protection naturelle est constituée de cire et d’un empilement des exuvies successives. Les femelles, dépourvues de pattes et d’antennes, sont immobiles et fixées sur les tissus végétaux.
Les œufs (jaunes à leurs premiers stades, puis violacés) sont pondus sous le bouclier de la femelle et éclosent à la faveur de températures optimales. Les jeunes larves mobiles (stade « baladeur ») se dispersent sur la plante avant de se fixer définitivement. Ensuite, elles commencent à sécréter leur bouclier et poursuivent leur développement (2 stades larvaires puis un stade adulte). À terme, le bouclier de la femelle adulte est subcirculaire, d’un diamètre de 2 à 3 mm, légèrement aplati, opaque, de couleur brun terne, avec une teinte noirâtre en-dessous. Les exuvies noirâtres sont généralement disposées de manière excentrique. Au stade adulte, la femelle reste protégée sous son bouclier, pond et meurt sur place. Après leur dernière mue, les mâles deviennent ailés et recherchent les femelles pour assurer la reproduction. Ils ne causent aucun dégât direct aux végétaux.
Quels sont les risques ?
Elle est considérée par France Olive comme un ravageur émergent présentant un risque important pour filière oléicole (dégâts importants sur les verger contaminés). Cette cochenille ne sécrète pas de miellat (cochenille à bouclier). Elle ne favorise donc pas le développement de la fumagine (complexe de moisissures saprophytes noirâtres). En revanche, ses piqûres d’alimentation sur les tissus végétaux (feuilles, pousses, fruits) peuvent entraîner, notamment en cas de pullulation, des dégâts importants : jaunissement du feuillage, défoliation, dessèchement de rameaux et de branches, perte de récolte, parfois dépérissement total de la plante hôte.
Quelles sont nos recommandations ?
Des suivis réguliers sont effectués sur les parcelles touchées, vous retrouverez toutes les informations utiles sur :
-les Bulletins de Santé du Végétal (BSV)
-les bulletins de préconisation InfOlive
Les observations réalisées depuis deux ans sur les vergers contaminés montrent que cette espèce est présente essentiellement sur les feuilles et fruits, et que la dispersion peut se produire par des plantes ou parties de plantes infestées. France Olive met à disposition un Guide des bonnes pratiques pour limiter la dissémination d'Acutaspis paulista de la récolte des olives à la trituration au moulin et une affiche des 10 règles d'or.
Opération de recensement
Un état des lieux exhaustif de la présence de cochenilles sur le territoire oléicole est réalisé conjointement par la Chambre d’Agriculture du Var, France Olive, le CIVAM des Bouches du Rhône et la Chambre d’Agriculture des Alpes-Maritimes.
Participez à ce recensement 2026, que vous soyez ou non dans l'un de ces départements, en répondant au questionnaire disponible via ce lien : https://paca.chambres-agriculture.fr/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/alertes-cochenilles-en-oleiculture-recensement-filiere-pour-la-recolte-2025
Retrouvez le témoignage d'un producteur impacté dans cette vidéo, réalisée par la Chambre d'agriculture du Var :